Mieux gérer l’eau

26 novembre 2002 : L’eau fait partie des droits fondamentaux de l’être humain

En novembre 2002, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a affirmé que l’accès à des quantités adéquates d’eau salubre à des fins personnelles ou domestiques était un droit fondamental de la personne.

« Le droit de l’être humain à l’eau est donc fondamental pour qu’il puisse vivre une vie saine et digne.
C’est la condition préalable à la réalisation de tous ses autres droits
”.

Ces deux phrases figurent en tête de l’ « Observation générale n°15″ adoptée le 26 novembre 2002 à Genève par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies.

Bien que l’Observation générale ne soit pas juridiquement contraignante pour les 146 Etats qui ont ratifié le Pacte international, son objectif est d’aider et de promouvoir la mise en oeuvre du Pacte, et elle possède sans conteste un poids et une influence en tant que droit indicatif (“soft law”).

Cette Observation souligne aussi que les Etats parties au Pacte international ont le devoir de réaliser progressivement, sans discrimination, le droit à l’eau, qui ouvre à chacun le droit de disposer pour son usage personnel et domestique d’une eau abordable, en quantité suffisante, de qualité acceptable et à laquelle il peut facilement accéder.

La réalisation de ce droit devrait être possible et concrètement abordable, selon ce texte, dans la mesure où tous les Etats parties disposent d’un contrôle sur un vaste éventail de ressources, notamment dans le domaine de l’eau, des technologies, des ressources financières et de l’assistance internationale, comme c’est le cas pour tous les autres droits qui figurent dans le Pacte.

La décision rappelle que le caractère adéquat de l’eau ne devrait pas être interprété étroitement, par simple référence au volume de l’eau et aux technologies.

Le droit à l’eau devrait être traitée comme un bien culturel et social, et non pas essentiellement comme un bien de nature économique. Cela ouvre une perspective différente de celle qui présidait aux décisions prises lors de divers forums internationaux consacrés à l’eau dans les années 90, dans lesquelles l’eau était qualifiée de bien économique, ce qui traduisait un glissement vers des politiques favorisant les mécanismes du marché, reposant sur le coût véritable de l’eau, réduisant l’ampleur des subventions et ouvrant la porte à l’engagement du secteur privé dans les services de fourniture d’eau.

Bien que l’accès à l’eau salubre soit une condition préalable à de nombreux droits inscrits dans les accords internationaux préalablement souscrits, l’eau n’est en fait mentionnée que dans la Convention sur les droits de l’enfant. Cette Convention vise l’eau potable en tant qu’élément du droit aux meilleures conditions de santé possibles.

1 à 2% de la population touchée en France

En France, les personnes les plus exposées à manquer d’eau sont les “sans abri”, les personnes sans domicile fixe (SDF), les immigrés illégaux (“sans papiers”), les gens du voyage, les nomades sédentarisés dans des campements, les occupants sans titre de logements salubres ou insalubres (“squat”) et plus généralement beaucoup de personnes dont le revenu individuel est inférieur à 400 €/mois et qui peinent à payer l’ eau dont ils disposent. En tout, la population ayant de réels problèmes d’accès d’eau pourrait atteindre 1 à 2% de la population totale.

Dans certains pays en développement particulièrement pauvres, plus de la moitié de la population est mal desservie en eau potable. Selon les Nations unies, 10 000 personnes meurent chaque jour dans le monde d’avoir consommé de l’eau polluée. Selon d’autres sources, 30 000 personnes meurent chaque jour des maladies liées à la consommation d’eau. C’est dire l’importance de la question de l’eau, bien commun vital de l’humanité.

A partir des années 70, une série de conférences internationales portant sur l’environnement ou sur l’eau ont soulevé la question de l’accès aux ressources de base et au droit à l’eau. La Conférence des Nations Unies sur l’eau de Mar del Plata de 1977 a apporté un changement notable en convenant que les peuples du monde entier avaient un droit à l’accès à l’eau potable afin de répondre à leurs besoins fondamentaux.

La Déclaration sur le droit au développement de 1986, adoptée par l’Assemblée générale, comprend un engagement de tous les Etats à garantir pour tous l’égalité des chances d’accès aux ressources de base.
La Déclaration vise implicitement l’eau en tant que ressource de base, en ce qu’elle rappelle que les conditions prégnantes du sous-développement dans lesquelles des millions d’être humains “se voient privés d’éléments essentiels tels que nourriture, eau, vêtements, habitat et soins adéquats” représentent un flagrante “et massive violation des droits de l’homme”.

L’idée de répondre aux besoins fondamentaux en eau a été renforcée lors du Sommet planète Terre de Rio de Janeiro de 1992 ; ce concept a été élargi pour inclure les besoins écologiques : “dans la mise en valeur et l’utilisation des ressources en eau, il faut donner la priorité à la satisfaction des besoins fondamentaux et à la protection des écosystèmes. Toutefois, au-delà de ces exigences, les utilisateurs devraient payer un juste prix”.

De même, dans le Plan d’application du Sommet mondial pour le développement durable de Johannesburg de 2002, les gouvernements se sont engagés à “employer tous les moyens d’action existants, notamment la réglementation, le contrôle … et le recouvrement des coûts afférents aux services d’approvisionnement en eau, sans que l’objectif du recouvrement de ces coûts ne vienne entraver l’accès des pauvres à l’eau potable”. Tout en reconnaissant que l’accès à l’eau potable était un droit fondamental de l’être humain, les dirigants mondiaux ont aussi reconnu que le principe de recouvrement des coûts devait aussi être appliqué à l’eau. Les systèmes d’approvisionnement ne seront pas viables sans investissements pour préserver et développer les systèmes en vue de répondre aux nécessités en matière de développement et aux besoins d’une population qui continue de croître.

Pour en savoir plus :

 

 

Mots clefs: , , , , ,

Vous pouvez laisser un commentaire ou vous inscrire au flux RSS.


Traitement de l’eau au Malawi

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous présenter un article très intéressant rédigé par Gwenael Prié et Lionel Goujon, sur leur blog « les voyageurs de l’eau », hébergé chez Liberation. Il y est question d’une solution curative pour la gestion de l’eau. Une solution de traitement de l’eau, un traitement pour la rendre potable.

L’article est passionnant car il se déroule au Malawi, Afrique. Les deux protagonistes évoquent WaterGuard, une bouteille bleue contenant 200ml de produit pouvant purifier l’eau.

Le plus étonannt, derrière ce produit qu’ils apercoivent sur un panneau publicitaire, c’est qu’il soit géré et commercialisé par une ONG :

Un médecin, finalement, nous précise que derrière ce produit se trouve une ONG nommée PSI. Qu’une ONG vende des produits de première nécessité au lieu de les distribuer gratuitement, dans un pays où une personne sur 5 vit avec moins d’un dollar par jour, il y a là de quoi étonner ! Nous décidons d’aller à la rencontre de cette organisation. Direction Blantyre, la capitale économique du pays, à presque deux jours de route vers le sud.

A la rencontre d’un responsable de cette ONG, population services international (PSI), les français apprennent que l’organisation étudie les comportements et essaie de combler au mieux les difficultés de la population. La solution promue par PSI est d’inciter les habitants à traiter l’eau avec Waterguard sur le lieu même de consommation. Mais un obstacle majeur, pour cette population d’Afrique, c’est le prix.

Or face à des ventes limitées, l’ONG n’a pas fait d’efforts de prix, et commercialise cette bouteille

12cts… Andrew Miller nous précise toutefois qu’ils sont très souvent subventionnés et parfois distribués gracieusement via les professionnels de la santé. Waterguard est ainsi fourni gratuitement pendant la saison des pluies dans les régions à risque d’épidémie de choléra. Mais, selon l’ONG, non seulement les gens ont plus tendance à valoriser et à utiliser le produit lorsqu’ils doivent l’acheter, mais la mise en place d’une filière économique saine est la seule manière d’assurer la pérennité de l’initiative.

Social et finances peuvent faire bon ménage, mais lorsque l’on sait qu’une femme de ménage interrogée sur 10 seulement utilise le produit… il y a de la marge de progression.

L’autre raison de la non utilisation du produit, c’est sa complexité perçue. Les gens ne l’utilisent pas par « peur ». Voila pourquoi des spots de ce genre fleurissent :

 

 

Mots clefs: , , , ,

Vous pouvez laisser un commentaire ou vous inscrire au flux RSS.


Les actions du département de l’Hérault pour la conservation de l’eau

Le Département de l’Hérault mène depuis 20 ans une politique de l’eau axée sur :

En 2006, le Conseil Général de l’Hérault a consacré une dépense de 34 550 000 € pour l’eau et l’environnement, et plus d’une cinquantaine d’agents travaillent quotidiennement pour la mise en oeuvre des actions consacrées à l’eau et aux milieux aquatiques.

S’inscrivant dans le cadre réglementaire de la Directive Cadre Européenne sur l’Eau et de la Loi sur l’Eau de
2006, les principales actions du Département de l’Hérault s’organisent autour d’une gestion concertée et planifiée au niveau des bassins versants et des structures associées (10 structures de gestion existantes), ainsi qu’une gestion patrimoniale se caractérisant principalement par le suivi de la qualité et des débits des cours d’eau et l’inventaire départementale des zones humides.

Depuis plusieurs années, le Département de l’Hérault s’implique au sein de nombreux projets européens INTERREG et LIFE autour des problématiques « eau » et « risques naturels majeurs » : AQUANET, AQUAMED, INUNDA, COSCO, OCR-INCENDI, GEOASSEV, AWARE, RECYCLAQUA, partenaire du programme HELP UNESCO

Le département de l’Hérault fournit également une assistance technique et financière aux communes qui se manifeste au travers de :

En collaboration avec l’Agence de l’Eau, l’Etat et le BRGM, le Département a mis en place depuis 2001 un suivi de la qualité des eaux superficielles et souterraines à travers le Réseau Fédérateur Eau et Milieux, constituant un outil de connaissance et de gestion intégrée du patrimoine.

Le Département de l’Hérault est propriétaire de plusieurs barrages, dont les plus importants sont le barrage de Salagou et le barrage des Olivettes. Chaque ouvrage satisfait un ou plusieurs usages : écrêtement des crues, irrigation, tourisme, soutien d’étiage, hydroélectricité.

Dans le cadre de sa stratégie de gestion du risque inondation, le Département de l’Hérault soutient et développe des actions de réduction du risque au droit de ses propres ouvrages (routes, collèges, ouvrages hydrauliques) et auprès des collectivités : construction d’ouvrages de protection contre les crues, sensibilisation de la population, alerte de crues…

Pour en savoir plus :

 

 

Mots clefs: , , , , , , ,

Vous pouvez laisser un commentaire ou vous inscrire au flux RSS.


Montpellier, capitale mondiale de l’eau en septembre 2008

Pendant 4 jours des scientifiques du monde entier se réuniront pour traiter de la ressource en eau. Les thèmes proposés par le XIIIe congrès mondial de l’eau abordent la plupart des problèmes majeurs actuels liés à l’eau et à l’environnement.

Près de 1 000 participants sont attendus provenant de 120 pays. Des personnalités des grandes organisations internationales sont annoncées.

Cette manifestation est organisée par l’Institut Languedocien de recherche sur l’Eau et l’Environnement (ILEE), l’association VERSeau Développement et la société Enjoy
Montpellier.

Établissements scientifiques, collectivités territoriales, associations et entreprises privées sont partenaires de ce congrès international qui offrira l’opportunité d’un vaste débat ouvert à tous les acteurs du domaine de l’eau.

En 2005, Montpellier a été retenue par l’IWRA pour accueillir le XIIIe Congrès Mondial de l’Eau après Melbourne (2000), Madrid (2003) et New Delhi (2005). Aujourd’hui, Montpellier offre des compétences larges et complémentaires dans le domaine des sciences de l’eau et des recherches associées. La ville de Montpellier occupe une place stratégique à l’échelle européenne entre les pays du Nord et les pays méditerranéens et tropicaux grâce à ses liens forts entre les différentes communautés (scientifiques, autorités locales et entreprises privées). La communauté scientifique s’est spécialisée, avec l’Institut Fédératif de Recherche « Institut Languedocien de recherche sur l’Eau et l’Environnement » (IFR 123), dans les études sur l’amélioration de la gestion des ressources en eau.

L’accès à une eau en quantité et qualité suffisantes constitue un enjeu majeur dans un contexte planétaire où changement climatique et pression anthropique se conjuguent.

Pour en savoir plus :

 

 

Mots clefs: , , , , ,

Vous pouvez laisser un commentaire ou vous inscrire au flux RSS.