Mieux gérer l'eau

4 idées de visites « ludiques » au sujet de l’eau pour vos vacances

ria, l’espace de l’eau, à Saint Jean du Bruel
Dans un ancien moulin du XIIIe siècle, embarquez vous dans un tourbillon de roues à eaux, turbines, barres interactives, jeux,… pour comprendre et s’informer à propos de l’eau tout en s’amusant.

Cet ancien moulin, situé à Saint-Jean du Bruel, a connu bien des reconversions et de redoutables crues depuis le 13e siècle. Après avoir travaillé pour la fabrication de bas au 18e siècle et, plus récemment, à la production d’électricité, il est aujourd’hui au cœur d’un espace pédagogique passionnant qui explique de manière interactive et ludique l’importance de l’eau pour l’homme.

Parmi les nombreuses animations, une intéressante présentation du système hydroélectrique de la vallée du Tarn et un espace de jeux. On aime particulièrement l’espace de dégustation d’eaux différemment minéralisées, plates ou gazeuses.

Ouvert du 1er Avril au 1er Novembre 2009
Ouvert de 14h00 a 18h00 du Mardi au Dimanche

Le site officiel : http://www.noria-espacedeleau.com/

Le musée de l’eau de Pont en Royans
Le musée de l’eau de Pont en Royans est un complexe audacieux ludique, scientifique, culturel et pédagogique consacré à l’eau sous toutes ses formes. Les eaux du Vercors, les eaux du Monde, l’eau poétique et vitale, le sujet, objet de ce musée, semble inépuisable…

Audacieuse et visionnaire, cette invitation à la découverte de l’eau s’adresse aux habitants de la région et aux touristes amateurs de lieux inédits. Son concept novateur et contemporain, tant par l’approche interactive de ses expositions que par sa conception architecturale, séduira le grand public, adultes et enfants, ainsi que les spécialistes, étudiants, et enseignants.

L’eau entre en scène dans ce lieux imaginé par Andrea BRUNO. Muséographie légère, fluide ; tout a été prévu par l’architecte pour surprendre et captiver le visiteur, depuis l’entrée qui le conduit comme s’il était une goutte d’eau, jusqu’au couloir dans lequel il passera du climat tempéré aux climats polaire et tropical.
Yvez Pillet, maire de Pont-en-Royans et initiateur du projet, confie que la visite du musée sera « un grand moment de plaisir dans un lieu sympatique, frais, avec de belles choses à voir » .

Du 1er avril au 30 septembre
de 10h à 12h et de 14h à 18h

Le site officiel : http://www.musee-eau.com

Bob l’éponge en Exposition

A l’occasion des dix ans de Bob l’éponge, EAU DE PARIS invite ce personnage animé et amis des enfants au Pavillon de l’eau.

Ainsi, du 10 juillet 2009 au 21 novembre 2009, le Pavillon de l’eau accueillera ce personnage médiatique connu à la fois des plus jeunes et des adultes, qui s’expose ainsi, pour la première fois en France au Pavillon de l’eau à Paris. Avant une tournée mondiale de l’exposition.

Cette exposition propose de découvrir ou redécouvrir Bob l’éponge à travers :
- une rencontre  du personnage projeté dans des grandes œuvres de l’histoire de la peinture. Ce volet culturel présente également sa genèse ainsi que le rôle de Bob comme source d’inspiration et personnalité médiatique.
- Une seconde partie resitue le personnage dans son contexte aquatique et nous interpelle sur la protection des milieux naturels. A travers des panneaux dans lesquels Bob l’éponge et EAU DE PARIS parlent de l’eau douce, des moyens de la préserver, de bien la consommer, d’autres dans lesquels il rencontre le célèbre panda du WWF, il devient militant de la protection de la planète et donne encore plus envie de se mobiliser pour la Terre.

Venez rencontrer un personnage ludique et drôle.
L’exposition ouverte aux enfants, dès les plus jeunes, aux familles, mais aussi aux fans de tous âges.
Demandez également le programme de rentrée des projections et conférences.

10 juillet 2009 – 21 novembre 2009
du mardi au vendredi de 10h à 18h et le samedi de 11h à 19h

Le site officiel : http://www.pavillondeleau.fr/

Exposition : La force de l’eau, hommage à un passé plein d’avenir

L’usage de l’eau, et celui de l’eau potable, en particulier, a toujours été un enjeu important pour les moines de l’abbaye royale de Chaalis et pour leurs successeurs.  L’histoire de leurs affrontements et celle des techniques qu’ils utilisaient doivent nous permettre de mieux envisager les pénuries actuelles et futures dans un monde où les énergies fossiles vont manquer. Les congrès internationaux sur la ressource en eau se multiplient mais une prise de conscience peut aussi surgir des micro-événements, « les petits ruisseaux faisant les grandes rivières » (attribué à Ovide).

À la fin du XVIIIe siècle, les frères Montgolfier, déjà célèbres pour leur aérostat à air chaud, inventèrent une pompe hydraulique de grande simplicité de construction, d’installation et d’entretien, qu’ils nommèrent « bélier », en référence au bruit régulier provoqué par les boulets qui retombaient sur le siège des soupapes, pour les obturer.

Sous la forme de panneaux et de maquettes, l’exposition de Chaalis évoque l’histoire de l’utilisation de l’eau dans l’abbaye du XIIe au XXe siècle mais aussi l’évolution des paysages dans un environnement fragilisé par le développement rapide des activités humaines depuis 200 ans.

Exposition ouverte tous les jours de 10h à 18h
Le site officiel : http://www.chaalis.fr/

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Un verre d’eau lourde pour vivre plus longtemps ?

Fiona Macrae, du journal Daily Mail, propose un article intitulé « It’s time to raise a glass (of heavy water) to a longer life« . Pas passé inaperçu cet article fait le tour du web et l’information a notamment été reprise par France Info.

Pendant des siècles, l’humanité a cherché le secret d’une vie longue et saine. Et pendant des siècles, il semble que nous cherchions au mauvais endroit. Oubliez les pilules et les potions exotiques, la clé d’une vie plus longue pourrait être aussi simple qu’un verre d’eau. Des scientifiques pensent en effet que « l’eau lourde », c’est à dire une eau enrichie d’une forme rare de l’hydrogène pourrait nous permettre de vivre 10 ans de plus !

La consommation régulière de ce mélange serait de nature à rallonger l’espérance de vie d’une dizaine d’années et en plus à rester en bonne santé, par son action bénéfique sur l’organisme et sur les défenses naturelles. L’hydrogène, ou plutôt le deutérium (forme rare de l’hydrogène) pourrait s’inviter dans nos verres et nos assiettes…

On doit cette idée à Mikhail Shchepinov, un ancien scientifique de l’Université d’Oxford. Le concept de base de cette idée est centrée sur la fortification des tissus du corps et des cellules contre les attaques et la désintégration de celles-ci causée par les radicaux libres, les produits chimiques dangereux, etc…

Le deutérium, un isotope naturel, forme particulière et rare de l’hydrogène, renforce les liens entre et autour des cellules du corps, ce qui les rend moins vulnérables aux attaques. Ce scientifique a observé que l’eau enrichie avec le deutérium, qui est deux fois plus lourde que l’eau normale, prolonge la durée de vie d’environ 10%. Si le deutérium est aussi efficace, il serait envisageable de l’intégrer dans la chaine alimentaire : Les aliments peuvent être créées, soit directement en les complétant avec du deutérium ou en enrichissant l’alimentation des animaux de ferme.

Ces expérimentations pourraient avoir lieu rapidement. Les premiers aliments enrichis au deutérieum pourraient en effet être des aliments pour animaux domestiques.

A savoir, l’eau lourde est également au coeur d’une polémique en Iran depuis plusieurs années : Le président de la république islamique d’Iran, Ahmadinejad, entouré d’un aréopage de savants, a inauguré en grande pompe une usine de production d’Eau Lourde en août 2006. Cette installation a été présentée par les autorités comme ayant des visées scientifiques et médicales, n’ayant aucune destinée militaire ou s’y rapprochant.

De leur côté, les spécialistes mondiaux y voient un moyen d’acquérir le matériel nécessaire à la fabrication de certains types de bombes atomiques, plutôt anciennes, comme en leur temps, les nazis tentaient de le faire avec Norsk Hydro en Norvège. (source Iran Resist)

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Économie d’eau : conseils par l’Association Le Ponceau Ecodurable

L’Association Le Ponceau Ecodurable a pour projet la réalisation du premier eco quartier rénové de France à Cergy. « Le quartier du Ponceau, à Cergy dans le Val d’oise, représente un ensemble de 549 logements pour plus de 1200 habitants sur 9ha que nous voulons rénover selon les principes du développement durable qui tendent à une préservation de l’environnement naturel, social et économique« . Une excellente initiative que nous tenions à relayer sur Economie d’eau.

Dans le cadre de l’association des groupes de réflexion ont été mis en place pour traiter différents sujets sur le développement durable et sur la maitrise d’ouvrage durable. Parmi les différents groupes, le groupe « ECO GESTES » propose une série d’actions et de gestes à la portée de chacun, à réaliser dans le quotidien, pour essayer de préserver nos ressources naturelles.

C’est ainsi qu’a été édité ce document, une fiche pratique pour économiser l’eau. Riche en informations, cette fiche est très bien réalisée. Nous avons particulièrement appréciés la partie « Quelles économies réalisées ? » ou les auteurs présentent de manière claire les économies d’eau possibles dans son logement.

On retrouve également dans ce document des conseils, comme ceux que nous vous dispensons sur ce site.

3 types de petits équipements peuvent être installés pour réduire les consommations d’eau :

Cela permet de fractionner les gouttes d’eau par un système de turbulence. La surface de contact avec la peau est plus grande, ce qui renforce son efficacité (débit de 6,5 l/min pour certains modèles à la place de 20 l/min pour une douche classique) De plus, il permet de fixer une température et éviter les pertes dues à l‘ajustement en début de douche. Economie : 30%.

La chasse d’eau à double débit consiste en deux boutons permettant de déclencher deux débits d’eau différents en fonction des besoins : le petit débit utilise 2 fois moins d’eau pour l’urine que le grand débit pour les selles. Economie : 30%.

En injectant de minuscules bulles d’air dans l’eau en sortie de robinet, vous consommez moins avec un confort identique : le jet reste tout aussi efficace par exemple pour rincer la vaisselle. Ce type d’embouts permet de diminuer le débit de 6 à 8 litres par minute (voire 5 litres pour les plus performants) au lieu de 12 litres par minute. Economie : 30%.

Nous vous invitons à consulter le site du Ponceau Ecodurable et à découvrir leur initiative.

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Gaspillage de l’eau : exemples et chiffres

Nous essayons ici, de notre mieux, de nous faire l’écho des solutions d’économie d’eau. L’économie de l’eau est une nécessité, car le gaspillage de l’eau dans le monde et ses effets sont dévastateurs. Pour bien comprendre l’enjeu des économies d’eau, zoom aujourd’hui sur le gaspillage de l’eau dans le monde, avec 3 exemples.

Gaspillage de l’eau potable

Les recommandation du collectif WWF face au gaspillage de l’eau potable sont simples. La demande de WWF faite aux gouvernements et aux citoyens est de restaurer la qualité des eaux douces et d’économiser la consommation d’eau potable. Comment y parvenir ?

En réduisant la pollution, et en préservant les fonctions écologiques des zones humides pour maintenir leur rôle d’épuration naturel. Cela passe aussi par une réglementation appropriée pour favoriser les économies d’eau dans les nouveaux habitats (récupération des eaux de pluie, réducteurs de débit). Mais c’est aussi un changement dans nos gestes du quotidien qui fera émerger une vrai économie.
Dans un foyer, les consommations moyennes sont les suivantes :

Gaspillage de l’eau dans le monde

1,1 milliard de personnes dans le Monde doivent se laver, se baigner et boire de l’eau insalubre ! 5000 enfants meurent chaque jour de maladies liées à l’eau insalubre alors que pendant ce temps, en France, chaque habitant consomme pendant une journée, en moyenne, 140 litres d’eau potable et un Américain jusqu’à 600 litres! Bien que près de 70% de la surface de la Terre soit recouverte d’eau (97 % d’eau salée et 3 % d’eau douce), de nos jours 1.4 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, soit presque 1/4 de la population mondiale !

Gaspillage de l’eau en Tunisie

Le tourisme, source de gaspillage de l’eau. Le touriste consomme en moyenne 300 litres d’eau par jour. L’eau constitue une source de consommation pour le touriste : celle des espaces verts des hébergements, des activités de loisirs (piscines, golfs, jardins…) Les touristes consomment jusqu’à deux fois plus d’eau que d’habitude. Soit 300 litres d’eau par jour et par personne. La pression du tourisme est la plus forte au moment où les ressources en eau sont rares et demandées par l’irrigation.

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Deux opérateurs interviennent pour l’eau potable à l’échelle nationale en Tunisie. Le premier est le département du génie rural au Ministère de l’Agriculture qui assure l’alimentation en eau potable en milieu rural, le deuxième est la SONEDE (Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux), qui alimente la population urbaine et rurale agglomérée. Cependant la gestion des eaux usées est du ressort de
l’Office National de l’Assainissement (ONAS) placé sous la tutelle du Ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire.

Gaspillage de l’eau au Maroc

Au Maroc, aujourd’hui, une partie de la population rurale n’a toujours pas accès aux ressources fondamentales que sont l’eau potable ou encore l’électricité. 8% seulement de la population rurale possède un raccordement à l’eau potable du réseau publique (contre 83% en milieu urbain). Cette fracture, due à un manque d’investissement est en train d’être comblée par le « Programme d’Approvisionnement Groupé en Eau Potable des Populations Rurales ». Ce programme lancé en 1995 (année de sécheresse importante au Maroc) permet à de nouvelles familles de recevoir l’eau potable. Il s’agit là d’une opportunité pour éviter le gaspillage de l’eau. Ainsi, des outils pédagogiques pour les familles et les enfants, vont leur permettre de prendre de bonnes habitudes dès le départ et ainsi ne pas faire les mêmes erreurs de gaspillage que les Européens !

La principale mesure incitative au Maroc est la facturation en fonction de la consommation réelle, mais avec une tarification par tranche de consommation :

Cette tarification des tranches présente une grande disparité selon les villes. La différenciation tarifaire entre les différentes tranches peut être considérée comme incitative (rapport allant jusqu’à plus de 4 entre le prix de la tranche > 60 m3 et celui de la tranche 0 – 24 m3).

Gaspillage d’eau potable en France

6,3 milliards de m3, c’est le volume d’eau potable utilisé en France en 2002 par les particuliers, les communes et les services publiques (IFEN, 2005). Sur les 19 % d’eau prélevés en France, seulement 2,5 % sont utilisés à des fins alimentaires, alors que les traitements pour la rendre potable coûtent chers.

En France, depuis le début des années 90, la tendance générale de la consommation d’eau potable est évaluée à la baisse. Cette baisse se révèle durable et s’observe, globalement au niveau national et même local, dans la plupart des périmètres de distribution de l’eau. Cette baisse de la consommation en France est due à une politique d’économie d’eau dont le principe est le suivant:

Cibler et définir les secteurs d’intervention : Les diagnostics d’économie d’eau qui visent à définir l’état des lieux afin de bâtir une politique cohérente d’économie d’eau, peuvent être effectués à plusieurs échelles :

A l’échelle du bassin : l’objectif est de déterminer les secteurs offrant le plus de potentialité en matière d’économie des ressources en eau. A l’échelle de la collectivité locale : Au niveau de la ville, il est utile de déterminer les consommateurs selon le type d’activités afin de connaître leur importance et leur évolution.

Pour en savoir plus :

Crédit photo : calips96

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Des panneaux solaires pour chauffer l’eau d’une maison de retraite en Bulgarie

Les bâtiments publics à Svishtov disposent d’un potentiel d’économies d’énergie très important. Le département « Planning territorial, construction et politique d’investissement » est responsable des activités d’amélioration des consommations énergétiques des bâtiments publics. Un suivi des consommations énergétiques des bâtiments a permis de révéler qu’un batiment en particulier est fortement consommateur d’eau chaude sanitaire : la maison de retraite. Ainsi, un chauffe-eau utilisant l’énergie solaire a été installé.

http://svishtov-bg.info/images/svishtov.jpg

Avec 25 panneaux solaires installés pour une puissance unitaire de 1 kWc, 24 % d’économies d’électricité sont escomptées. Ce sont également environ 5 Teq CO2 (tonnes d’équivalent CO2) évitées.

L’investissement, assuré à 100% par la ville, s’est élevé à 16 000 €, soit 640 € par panneau, ce qui est moins honéreux qu’en France par exemple. La température de l’eau chauffée par les panneaux, d’une puissance maximale de 1 kW par panneau, est de 67 °C. Ils fonctionnent de mars à octobre et le reste du temps, c’est de l’électricité qui est utilisée pour chauffer l’eau sanitaire.

Pour en savoir plus :

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Forum mondial de l’eau : 100 sessions au programme

Le forum mondial de l’eau, 5e édition, se tiendra en mars prochain ? Cet un événement unique qui vise à donner plus d’importance aux questions relatives à l’eau sur la scène internationale. « Marquant une étape vers une collaboration mondiale sur les problèmes liés aux ressources hydriques, le Forum offre à la communauté de l’eau et aux décideurs politiques du monde entier, une occasion unique de se rassembler afin de créer des liens, de débattre et de tenter de trouver des solutions en vue de garantir la sécurité de l’eau« .

Suite à des mois de travail, voici maintenant en ligne la première ébauche de la liste des 100 sessions du Forum mondial de l’eau. Grâce au Virtual Meeting Space du Forum, vous pouvez apporter vos commentaires et suggestions pour le 5ème Forum mondial de l’eau.

Le forum mondial de l’eau vise à rassembler plus de 15000 personnes en provenance de 150 pays,.

Le Conseil mondial de l’eau (en anglais The World Water Council) est une collaboration internationale d’ONG, de gouvernements et d’organisations internationales pour résoudre les problèmes liés à l’eau dans le monde. Fondée en 1996, son siège est à Marseille. Elle regroupe actuellement plus de 300 organisations à travers 50 pays.

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La gestion de l’eau francilienne pour le privé !

Les élus du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) (qui a la charge de 142 des 1 281 communes franciliennes) ont voté pour le maintien d’une gestion privée de l’eau (88 voix contre 54). Ce vote entérine la poursuite de la Délégation de Service Public (DSP), confiée depuis 1923 au groupe Veolia (alors Générale des Eaux). C’est un coup d’arrêt au projet de constitution d’une régie publique, projet porté notamment par les élus de gauche.

Signé en 1962 pour un montant de 317 millions d’euros, le dernier contrat confié à Veolia expire fin 2010. Ce contrat de gestion de l’eau (une délégation de service public) se trouve au centre de critiques d’associations de consommateurs. Celles ci dénoncent en effet régulièrement « une surfacturation » de l’eau. L’UFC-Que Choisir a d’ailleurs évalué ce surcout à 90 millions d’euros par an.Le terme du contrat, et la possibilité de rendre la gestion de l’eau de nouveau publique fait débat…

Gauche, droite, opposition… Oui, à parcourir la blogosphère, on peut lire les conceptions opposées, notamment entre André Santini (président du Sedif) et Dominique Voynet notamment… Public, privé, la question sous cette opposition concerne le coût de l’eau.

La maire de Montreuil (Dominique Voynet) a fait savoir sa déception « Je suis convaincue que la formule de la régie aurait permis de faire plus facilement baisser les coûts tout en assurant la sécurité de l’approvisionnement ».

A l’opposé André Santini est lui convaincu que la baisse des prix arrivera grâce à la concurrence Veolia / Suez… Veolia qui, d’un coté, ne veut pas perdre ce très gros contrat, et Suez, qui « a montré les dents » pour arracher ce contrat. L’appel d’offre sera lancé en 2009, on vous tiens informés.

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26 novembre 2002 : L’eau fait partie des droits fondamentaux de l’être humain

En novembre 2002, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a affirmé que l’accès à des quantités adéquates d’eau salubre à des fins personnelles ou domestiques était un droit fondamental de la personne.

« Le droit de l’être humain à l’eau est donc fondamental pour qu’il puisse vivre une vie saine et digne.
C’est la condition préalable à la réalisation de tous ses autres droits
”.

Ces deux phrases figurent en tête de l’ « Observation générale n°15″ adoptée le 26 novembre 2002 à Genève par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies.

Bien que l’Observation générale ne soit pas juridiquement contraignante pour les 146 Etats qui ont ratifié le Pacte international, son objectif est d’aider et de promouvoir la mise en oeuvre du Pacte, et elle possède sans conteste un poids et une influence en tant que droit indicatif (“soft law”).

Cette Observation souligne aussi que les Etats parties au Pacte international ont le devoir de réaliser progressivement, sans discrimination, le droit à l’eau, qui ouvre à chacun le droit de disposer pour son usage personnel et domestique d’une eau abordable, en quantité suffisante, de qualité acceptable et à laquelle il peut facilement accéder.

La réalisation de ce droit devrait être possible et concrètement abordable, selon ce texte, dans la mesure où tous les Etats parties disposent d’un contrôle sur un vaste éventail de ressources, notamment dans le domaine de l’eau, des technologies, des ressources financières et de l’assistance internationale, comme c’est le cas pour tous les autres droits qui figurent dans le Pacte.

La décision rappelle que le caractère adéquat de l’eau ne devrait pas être interprété étroitement, par simple référence au volume de l’eau et aux technologies.

Le droit à l’eau devrait être traitée comme un bien culturel et social, et non pas essentiellement comme un bien de nature économique. Cela ouvre une perspective différente de celle qui présidait aux décisions prises lors de divers forums internationaux consacrés à l’eau dans les années 90, dans lesquelles l’eau était qualifiée de bien économique, ce qui traduisait un glissement vers des politiques favorisant les mécanismes du marché, reposant sur le coût véritable de l’eau, réduisant l’ampleur des subventions et ouvrant la porte à l’engagement du secteur privé dans les services de fourniture d’eau.

Bien que l’accès à l’eau salubre soit une condition préalable à de nombreux droits inscrits dans les accords internationaux préalablement souscrits, l’eau n’est en fait mentionnée que dans la Convention sur les droits de l’enfant. Cette Convention vise l’eau potable en tant qu’élément du droit aux meilleures conditions de santé possibles.

1 à 2% de la population touchée en France

En France, les personnes les plus exposées à manquer d’eau sont les “sans abri”, les personnes sans domicile fixe (SDF), les immigrés illégaux (“sans papiers”), les gens du voyage, les nomades sédentarisés dans des campements, les occupants sans titre de logements salubres ou insalubres (“squat”) et plus généralement beaucoup de personnes dont le revenu individuel est inférieur à 400 €/mois et qui peinent à payer l’ eau dont ils disposent. En tout, la population ayant de réels problèmes d’accès d’eau pourrait atteindre 1 à 2% de la population totale.

Dans certains pays en développement particulièrement pauvres, plus de la moitié de la population est mal desservie en eau potable. Selon les Nations unies, 10 000 personnes meurent chaque jour dans le monde d’avoir consommé de l’eau polluée. Selon d’autres sources, 30 000 personnes meurent chaque jour des maladies liées à la consommation d’eau. C’est dire l’importance de la question de l’eau, bien commun vital de l’humanité.

A partir des années 70, une série de conférences internationales portant sur l’environnement ou sur l’eau ont soulevé la question de l’accès aux ressources de base et au droit à l’eau. La Conférence des Nations Unies sur l’eau de Mar del Plata de 1977 a apporté un changement notable en convenant que les peuples du monde entier avaient un droit à l’accès à l’eau potable afin de répondre à leurs besoins fondamentaux.

La Déclaration sur le droit au développement de 1986, adoptée par l’Assemblée générale, comprend un engagement de tous les Etats à garantir pour tous l’égalité des chances d’accès aux ressources de base.
La Déclaration vise implicitement l’eau en tant que ressource de base, en ce qu’elle rappelle que les conditions prégnantes du sous-développement dans lesquelles des millions d’être humains “se voient privés d’éléments essentiels tels que nourriture, eau, vêtements, habitat et soins adéquats” représentent un flagrante “et massive violation des droits de l’homme”.

L’idée de répondre aux besoins fondamentaux en eau a été renforcée lors du Sommet planète Terre de Rio de Janeiro de 1992 ; ce concept a été élargi pour inclure les besoins écologiques : “dans la mise en valeur et l’utilisation des ressources en eau, il faut donner la priorité à la satisfaction des besoins fondamentaux et à la protection des écosystèmes. Toutefois, au-delà de ces exigences, les utilisateurs devraient payer un juste prix”.

De même, dans le Plan d’application du Sommet mondial pour le développement durable de Johannesburg de 2002, les gouvernements se sont engagés à “employer tous les moyens d’action existants, notamment la réglementation, le contrôle … et le recouvrement des coûts afférents aux services d’approvisionnement en eau, sans que l’objectif du recouvrement de ces coûts ne vienne entraver l’accès des pauvres à l’eau potable”. Tout en reconnaissant que l’accès à l’eau potable était un droit fondamental de l’être humain, les dirigants mondiaux ont aussi reconnu que le principe de recouvrement des coûts devait aussi être appliqué à l’eau. Les systèmes d’approvisionnement ne seront pas viables sans investissements pour préserver et développer les systèmes en vue de répondre aux nécessités en matière de développement et aux besoins d’une population qui continue de croître.

Pour en savoir plus :

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Traitement de l’eau au Malawi

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous présenter un article très intéressant rédigé par Gwenael Prié et Lionel Goujon, sur leur blog « les voyageurs de l’eau », hébergé chez Liberation. Il y est question d’une solution curative pour la gestion de l’eau. Une solution de traitement de l’eau, un traitement pour la rendre potable.

L’article est passionnant car il se déroule au Malawi, Afrique. Les deux protagonistes évoquent WaterGuard, une bouteille bleue contenant 200ml de produit pouvant purifier l’eau.

Le plus étonannt, derrière ce produit qu’ils apercoivent sur un panneau publicitaire, c’est qu’il soit géré et commercialisé par une ONG :

Un médecin, finalement, nous précise que derrière ce produit se trouve une ONG nommée PSI. Qu’une ONG vende des produits de première nécessité au lieu de les distribuer gratuitement, dans un pays où une personne sur 5 vit avec moins d’un dollar par jour, il y a là de quoi étonner ! Nous décidons d’aller à la rencontre de cette organisation. Direction Blantyre, la capitale économique du pays, à presque deux jours de route vers le sud.

A la rencontre d’un responsable de cette ONG, population services international (PSI), les français apprennent que l’organisation étudie les comportements et essaie de combler au mieux les difficultés de la population. La solution promue par PSI est d’inciter les habitants à traiter l’eau avec Waterguard sur le lieu même de consommation. Mais un obstacle majeur, pour cette population d’Afrique, c’est le prix.

Or face à des ventes limitées, l’ONG n’a pas fait d’efforts de prix, et commercialise cette bouteille

12cts… Andrew Miller nous précise toutefois qu’ils sont très souvent subventionnés et parfois distribués gracieusement via les professionnels de la santé. Waterguard est ainsi fourni gratuitement pendant la saison des pluies dans les régions à risque d’épidémie de choléra. Mais, selon l’ONG, non seulement les gens ont plus tendance à valoriser et à utiliser le produit lorsqu’ils doivent l’acheter, mais la mise en place d’une filière économique saine est la seule manière d’assurer la pérennité de l’initiative.

Social et finances peuvent faire bon ménage, mais lorsque l’on sait qu’une femme de ménage interrogée sur 10 seulement utilise le produit… il y a de la marge de progression.

L’autre raison de la non utilisation du produit, c’est sa complexité perçue. Les gens ne l’utilisent pas par « peur ». Voila pourquoi des spots de ce genre fleurissent :

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Les actions du département de l’Hérault pour la conservation de l’eau

Le Département de l’Hérault mène depuis 20 ans une politique de l’eau axée sur :

En 2006, le Conseil Général de l’Hérault a consacré une dépense de 34 550 000 € pour l’eau et l’environnement, et plus d’une cinquantaine d’agents travaillent quotidiennement pour la mise en oeuvre des actions consacrées à l’eau et aux milieux aquatiques.

S’inscrivant dans le cadre réglementaire de la Directive Cadre Européenne sur l’Eau et de la Loi sur l’Eau de
2006, les principales actions du Département de l’Hérault s’organisent autour d’une gestion concertée et planifiée au niveau des bassins versants et des structures associées (10 structures de gestion existantes), ainsi qu’une gestion patrimoniale se caractérisant principalement par le suivi de la qualité et des débits des cours d’eau et l’inventaire départementale des zones humides.

Depuis plusieurs années, le Département de l’Hérault s’implique au sein de nombreux projets européens INTERREG et LIFE autour des problématiques « eau » et « risques naturels majeurs » : AQUANET, AQUAMED, INUNDA, COSCO, OCR-INCENDI, GEOASSEV, AWARE, RECYCLAQUA, partenaire du programme HELP UNESCO

Le département de l’Hérault fournit également une assistance technique et financière aux communes qui se manifeste au travers de :

En collaboration avec l’Agence de l’Eau, l’Etat et le BRGM, le Département a mis en place depuis 2001 un suivi de la qualité des eaux superficielles et souterraines à travers le Réseau Fédérateur Eau et Milieux, constituant un outil de connaissance et de gestion intégrée du patrimoine.

Le Département de l’Hérault est propriétaire de plusieurs barrages, dont les plus importants sont le barrage de Salagou et le barrage des Olivettes. Chaque ouvrage satisfait un ou plusieurs usages : écrêtement des crues, irrigation, tourisme, soutien d’étiage, hydroélectricité.

Dans le cadre de sa stratégie de gestion du risque inondation, le Département de l’Hérault soutient et développe des actions de réduction du risque au droit de ses propres ouvrages (routes, collèges, ouvrages hydrauliques) et auprès des collectivités : construction d’ouvrages de protection contre les crues, sensibilisation de la population, alerte de crues…

Pour en savoir plus :

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