Actualité de l'eau

Pérou : L’eau est un luxe pour 6 millions de Péruviens

6 millions de Péruviens n’ont pas accès à l’eau potable. C’est ce qu’on apprend dans un article de Chrystelle Barbier, à retrouver en chronique sur le site de RFI. Plongée au coeur du Quartier de Naranjal, un quartier privé d’eau depuis des décennies, à 20 minutes seulement du Palais du gouvernement, elle nous apprend que, là bas, 150.000 habitants n’ont pas accès à l’eua potable. Le réseau est inexistant, et pour seul accès à l’eau, des camions citernes, qui passent tous les matins. « Nous achetons l’eau au camion-citerne et la gardons dans un réservoir en ciment », raconte Celia Quisuruco, qui, à 37 ans, ne sait pas ce que c’est que de vivre avec de l’eau courante : « Mes parents sont venus de province il y a quarante-six ans et se sont installés sur la colline Candela voisine, où nous n’avons jamais eu ce service. »

Naranjal, quartier sans eau au Nord de Lima

Une inégalité financière

Si une grande partie de la population (6 millions sur 28) n’a pas d’accès à l’eau potable, il existe une autre inégalité, financière cette fois-ci : Les réseaux de distribution n’étant pas installés partout, ceux qui en bénéficient (les quartiers riches) paient l’eau à un cout moindre (l’acheminement étant par nature plus facile que par camions citernes). Ainsi, un mètre cube d’eau coûte 1,60 sol (0,40 euro) lorsqu’il esta cheminé par le réseau, tandis qu’il revient à 10 soles (2,5 euros) quand il faut passer par les camions-citernes. Un scandale sanitaire n’est pas loin, car aux dires de la journaliste, les camions citernes qui amènent l’eau n’hésiteraient pas à la pomper dans des nappes souterraines polluées, plutot que de se fournir auprès de l’organisme agréé par l’état.

C’est la Sedapal, l’entreprise publique chargée de traiter les eaux de Lima, qui doit fournir ce service. Sur le site de la société, les projets de modernisation et d’accès à l’eau pourtous sont mis en avant. Un logo « agua para todos » nous invite d’ailleurs à suivre l’évolution des différents chantiers; Chaque projet possède son propre calendrier, tandis qu’une carte de la ville est mise à jour en fonction de l’accès ou non de nouveaux bénéficiaires à l’eau potable. Mais il est des promesses qui semblent difficiles à tenir, et des rêves déjà donnés aux habitants, qui doivent avoir perdus toute illusion : « En 2005, ils avaient cru parvenir à leurs fins quand l’entreprise publique avait construit un énorme réservoir en haut de la colline Candela. Quatre années plus tard, ce réservoir reste désespérément vide, comme de nombreux autres édifiés dans le reste de la ville » explique la journaliste.

Les migrations accélèrent le problème de l’eau

Une note intéressante, intitulée « Un million de Liméniens sans eau, Une note pessimiste mais malheureusement réaliste » sur le blog Le Jamais Content, nous explique que le problème de l’eau au Pérou, et plus particulièrement dans la ville de Lima, est avant tout à lier avec les flux migratoires : « Le probléme est autre, ailleurs. Chaque jour, des dizaines de nouvelles personnes venues de la montagne s’installent sur les flancs des collines, aux abords de la ville, dans les quartiers les plus pauvres et évidemment pas pourvus des services d’eau ni d’électricité. Ces personnes viennent á Lima pour y trouver du travail, un avenir meilleur pour leurs enfants. Ils sont amassés sous des toles, les enfants demeurent déscolarisés, travaillent à leur tour. Et l’eau courante n’arrive pas.

Ces migrations massives rendent Lima plus étendue chaque jour, chaque minute, et le probléme de l’eau, loin de persister, empire sans cesse en réalité. L’eau potable devient une denrée de luxe. L’eau, de maniére générale, se raréfie, son cout augmente donc considérablement et d’ici á quelques années, tout comme dans de nombreuses régions du monde, seuls les plus aisés auront encore le privilége d’avoir accés á l’élément naturel qui en réalité constitue 98% de notre corps, et est donc vital. De quoi vivront les pauvres ? »

La situation actuelle de l’accès à l’eau au Pérou doit nous amener à réfléchir sur le rôle que nous pouvons, ou non, jouer dans cette histoire. Car à court terme, les conséquences pourraient être dramatiques.

Crédit photo par Tenky

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4 idées de visites « ludiques » au sujet de l’eau pour vos vacances

ria, l’espace de l’eau, à Saint Jean du Bruel
Dans un ancien moulin du XIIIe siècle, embarquez vous dans un tourbillon de roues à eaux, turbines, barres interactives, jeux,… pour comprendre et s’informer à propos de l’eau tout en s’amusant.

Cet ancien moulin, situé à Saint-Jean du Bruel, a connu bien des reconversions et de redoutables crues depuis le 13e siècle. Après avoir travaillé pour la fabrication de bas au 18e siècle et, plus récemment, à la production d’électricité, il est aujourd’hui au cœur d’un espace pédagogique passionnant qui explique de manière interactive et ludique l’importance de l’eau pour l’homme.

Parmi les nombreuses animations, une intéressante présentation du système hydroélectrique de la vallée du Tarn et un espace de jeux. On aime particulièrement l’espace de dégustation d’eaux différemment minéralisées, plates ou gazeuses.

Ouvert du 1er Avril au 1er Novembre 2009
Ouvert de 14h00 a 18h00 du Mardi au Dimanche

Le site officiel : http://www.noria-espacedeleau.com/

Le musée de l’eau de Pont en Royans
Le musée de l’eau de Pont en Royans est un complexe audacieux ludique, scientifique, culturel et pédagogique consacré à l’eau sous toutes ses formes. Les eaux du Vercors, les eaux du Monde, l’eau poétique et vitale, le sujet, objet de ce musée, semble inépuisable…

Audacieuse et visionnaire, cette invitation à la découverte de l’eau s’adresse aux habitants de la région et aux touristes amateurs de lieux inédits. Son concept novateur et contemporain, tant par l’approche interactive de ses expositions que par sa conception architecturale, séduira le grand public, adultes et enfants, ainsi que les spécialistes, étudiants, et enseignants.

L’eau entre en scène dans ce lieux imaginé par Andrea BRUNO. Muséographie légère, fluide ; tout a été prévu par l’architecte pour surprendre et captiver le visiteur, depuis l’entrée qui le conduit comme s’il était une goutte d’eau, jusqu’au couloir dans lequel il passera du climat tempéré aux climats polaire et tropical.
Yvez Pillet, maire de Pont-en-Royans et initiateur du projet, confie que la visite du musée sera « un grand moment de plaisir dans un lieu sympatique, frais, avec de belles choses à voir » .

Du 1er avril au 30 septembre
de 10h à 12h et de 14h à 18h

Le site officiel : http://www.musee-eau.com

Bob l’éponge en Exposition

A l’occasion des dix ans de Bob l’éponge, EAU DE PARIS invite ce personnage animé et amis des enfants au Pavillon de l’eau.

Ainsi, du 10 juillet 2009 au 21 novembre 2009, le Pavillon de l’eau accueillera ce personnage médiatique connu à la fois des plus jeunes et des adultes, qui s’expose ainsi, pour la première fois en France au Pavillon de l’eau à Paris. Avant une tournée mondiale de l’exposition.

Cette exposition propose de découvrir ou redécouvrir Bob l’éponge à travers :
- une rencontre  du personnage projeté dans des grandes œuvres de l’histoire de la peinture. Ce volet culturel présente également sa genèse ainsi que le rôle de Bob comme source d’inspiration et personnalité médiatique.
- Une seconde partie resitue le personnage dans son contexte aquatique et nous interpelle sur la protection des milieux naturels. A travers des panneaux dans lesquels Bob l’éponge et EAU DE PARIS parlent de l’eau douce, des moyens de la préserver, de bien la consommer, d’autres dans lesquels il rencontre le célèbre panda du WWF, il devient militant de la protection de la planète et donne encore plus envie de se mobiliser pour la Terre.

Venez rencontrer un personnage ludique et drôle.
L’exposition ouverte aux enfants, dès les plus jeunes, aux familles, mais aussi aux fans de tous âges.
Demandez également le programme de rentrée des projections et conférences.

10 juillet 2009 – 21 novembre 2009
du mardi au vendredi de 10h à 18h et le samedi de 11h à 19h

Le site officiel : http://www.pavillondeleau.fr/

Exposition : La force de l’eau, hommage à un passé plein d’avenir

L’usage de l’eau, et celui de l’eau potable, en particulier, a toujours été un enjeu important pour les moines de l’abbaye royale de Chaalis et pour leurs successeurs.  L’histoire de leurs affrontements et celle des techniques qu’ils utilisaient doivent nous permettre de mieux envisager les pénuries actuelles et futures dans un monde où les énergies fossiles vont manquer. Les congrès internationaux sur la ressource en eau se multiplient mais une prise de conscience peut aussi surgir des micro-événements, « les petits ruisseaux faisant les grandes rivières » (attribué à Ovide).

À la fin du XVIIIe siècle, les frères Montgolfier, déjà célèbres pour leur aérostat à air chaud, inventèrent une pompe hydraulique de grande simplicité de construction, d’installation et d’entretien, qu’ils nommèrent « bélier », en référence au bruit régulier provoqué par les boulets qui retombaient sur le siège des soupapes, pour les obturer.

Sous la forme de panneaux et de maquettes, l’exposition de Chaalis évoque l’histoire de l’utilisation de l’eau dans l’abbaye du XIIe au XXe siècle mais aussi l’évolution des paysages dans un environnement fragilisé par le développement rapide des activités humaines depuis 200 ans.

Exposition ouverte tous les jours de 10h à 18h
Le site officiel : http://www.chaalis.fr/

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Un verre d’eau lourde pour vivre plus longtemps ?

Fiona Macrae, du journal Daily Mail, propose un article intitulé « It’s time to raise a glass (of heavy water) to a longer life« . Pas passé inaperçu cet article fait le tour du web et l’information a notamment été reprise par France Info.

Pendant des siècles, l’humanité a cherché le secret d’une vie longue et saine. Et pendant des siècles, il semble que nous cherchions au mauvais endroit. Oubliez les pilules et les potions exotiques, la clé d’une vie plus longue pourrait être aussi simple qu’un verre d’eau. Des scientifiques pensent en effet que « l’eau lourde », c’est à dire une eau enrichie d’une forme rare de l’hydrogène pourrait nous permettre de vivre 10 ans de plus !

La consommation régulière de ce mélange serait de nature à rallonger l’espérance de vie d’une dizaine d’années et en plus à rester en bonne santé, par son action bénéfique sur l’organisme et sur les défenses naturelles. L’hydrogène, ou plutôt le deutérium (forme rare de l’hydrogène) pourrait s’inviter dans nos verres et nos assiettes…

On doit cette idée à Mikhail Shchepinov, un ancien scientifique de l’Université d’Oxford. Le concept de base de cette idée est centrée sur la fortification des tissus du corps et des cellules contre les attaques et la désintégration de celles-ci causée par les radicaux libres, les produits chimiques dangereux, etc…

Le deutérium, un isotope naturel, forme particulière et rare de l’hydrogène, renforce les liens entre et autour des cellules du corps, ce qui les rend moins vulnérables aux attaques. Ce scientifique a observé que l’eau enrichie avec le deutérium, qui est deux fois plus lourde que l’eau normale, prolonge la durée de vie d’environ 10%. Si le deutérium est aussi efficace, il serait envisageable de l’intégrer dans la chaine alimentaire : Les aliments peuvent être créées, soit directement en les complétant avec du deutérium ou en enrichissant l’alimentation des animaux de ferme.

Ces expérimentations pourraient avoir lieu rapidement. Les premiers aliments enrichis au deutérieum pourraient en effet être des aliments pour animaux domestiques.

A savoir, l’eau lourde est également au coeur d’une polémique en Iran depuis plusieurs années : Le président de la république islamique d’Iran, Ahmadinejad, entouré d’un aréopage de savants, a inauguré en grande pompe une usine de production d’Eau Lourde en août 2006. Cette installation a été présentée par les autorités comme ayant des visées scientifiques et médicales, n’ayant aucune destinée militaire ou s’y rapprochant.

De leur côté, les spécialistes mondiaux y voient un moyen d’acquérir le matériel nécessaire à la fabrication de certains types de bombes atomiques, plutôt anciennes, comme en leur temps, les nazis tentaient de le faire avec Norsk Hydro en Norvège. (source Iran Resist)

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Pourquoi économiser l’eau en entreprise ? Exemple en Bretagne

Les chambres de commerce et d’industrie de Bretagne ainsi que l’Agence de l’eau Loire Bretagne ont édité un guide de la gestion de l’eau en entreprise. Il dresse un bilan de la situation en Bretagne et donne des pistes de réflexions pour tous.

Premier constat pour les entreprises (en fonction de leur secteur d’activité) : l’eau coûte cher. Quelque soit le mode d’approvisionnement en eau (forage, réseau public, prise d’eau), prélever et traiter l’eau coûte cher. Le prix de l’eau potable varie beaucoup d’une commune à l’autre. Ces variations reflètent des différences dans la qualité et la proximité de la ressource, de la vétusté et de la taille des équipements.

Au niveau national, le prix de l’eau pour une consommation de 120 m3 a augmenté de 38 % entre 1994 et 2005 alors que l’inflation sur la même période a été de 18 %. Ce rythme d’augmentation semble s’être ralenti mais devrait se poursuivre du fait des investissements nécessaires à l’amélioration de l’assainissement. Malgré ces augmentations moins importantes (entre 2 et 3 % par an), le prix de l’eau reste très élevé.

En 2008, le prix moyen de l’eau (avec assainissement collectif) était :
- 3,10 € TTC/m3 en France
- 3,20 € TTC/m3 dans le bassin Loire-Bretagne
- 3,70 € TTC/m3 en Bretagne

Pour permettre un développement des diverses activités économiques (industries, entreprises liées au
tourisme,…), il faut que chacun améliore son efficacité en terme de consommation d’eau.

Ce que doivent faire les entreprises

• Prendre toutes les dispositions nécessaires pour limiter leur consommation d’eau.
• Mettre en place des moyens appropriés de mesure et d’évaluation des prélèvements qu’elles effectuent
dans les eaux superficielles ou souterraines.
• En cas de sécheresse, respecter les prescriptions des arrêtés préfectoraux « sécheresse ».
• S’acquitter de la redevance « prélèvement » due à l’agence de l’eau en cas de prélèvement en rivière ou
en nappe.
• Respecter les prescriptions de l’arrêté du 30 novembre 2005 relatif aux installations fixes destinées au
chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d’habitation, des locaux de travail ou
des locaux recevant du public. Ceci afin de limiter les risques de développement des légionelles au niveau
des points de puisage à risque (points susceptibles d’engendrer l’exposition d’une ou plusieurs personnes
à un aérosol d’eau : douches, système de nettoyage,…).

Pour en savoir plus :

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Eau et environnement : tous concernés ?

Ces dernières années, la sensibilité environnementale a progressé dans les pays développés. Toutefois, cette forte réceptivité à des idées restées confidentielles jusqu’au milieu du vingtième siècle peine à se traduire par un engagement de masse dans des actions concrètes de protection de l’environnement.

Mis à part le tri sélectif des déchets qui a largement bénéficié des campagnes d’information et de sensibilisation, l’action face aux enjeux environnementaux n’est pas toujours très grande, notamment à cause d’un sentiment d’impuissance qui est partagé par beaucoup. L’enquête réalisée par le CRÉDOC pour le compte de l’Agence de l’eau Seine-Normandie montre ainsi l’attention portée par les Français à la qualité des ressources telles que l’air et l’eau. Elle témoigne de leur sensibilité à la protection des biens naturels. Mais ces opinions ne traduisent pas une forte implication. À peine 10% ont une propension affirmée à agir.

Plus intéressant encore, le clivage entre urbains et ruraux très marqué. En effet, les ruraux semblent disposer d’une connaissance plus concrète des enjeux mais ce sont les citadins qui, plus souvent, s’estiment à même d’agir en faveur de la protection de l’eau. Il ressort de cette étude que, comme souvent, les gestionnaires des ressources en eau, mal connus de la population, ont un important travail de sensibilisation à mener auprès du grand public.

Les personnes âgées se sentent peu concernées par ces thématiques… En effet, les aînés, tout comme les 18-24 ans, semblent peu sensibles aux problèmes environnementaux… Les seniors ont une tendance naturelle à moins se projetter moins dans l’avenir… Mais c’est aussi un phénomène générationnel auquel il faut faire face : La diffusion des messages à caractères « environnementaux » ne sont pas très anciens, et le développement a été plus limité chez les personnes déjà « agées ».

Comme souvent dans les études réalisées par les isntituts, revient la question du « pouvoir d’achat » et de la corrélation entre niveau de revenu et action… Il ressort de cette étude que le degré de sensibilité à l’environnement est fortement corrélé au niveau de revenu.

Cette étude a été réalisée par le Crédoc sur un échantillon de 1.400 personnes parmi les 17 millions de résidents du bassin Seine-Normandie, répartis sur 25 départements.

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Déshydratation des personnes âgées en maison de retraite

L’eau est un bien culturel et social. Mais avant cela, l’eau est un droit donné à chaque être humain.

Depuis le mois de novembre 2002, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a défini l’accès à des quantités adéquates d’eau salubre à des fins personnelles ou domestiques comme étant un droit fondamental de la personne. Le droit à l’accès de l’eau potable est alors une condition pour une personne pour qu’elle puisse mener une vie saine et digne ainsi qu’accéder à la réalisation de tous ses autres droits.

Mais malheureusement aujourd’hui, trop de personnes sont exposées au manque d’eau. En France, les personnes les plus touchées sont les sans-abri, les sdf, les personnes en situation illégale comme les sans-papiers par exemple, les squatteurs et souvent les personnes dont le revenu individuel ne dépasse pas 400 €/mois et qui ont du mal à payer l’eau dont ils disposent. En tout, 1 à 2 % de la population totale auraient de réels problèmes d’accès à l’eau.

Mais quand on parle de manque d’eau, on ne pense jamais aux personnes âgées qui sont pourtant les principales victimes, qu’elles résident à domicile ou en maison de retraite.

En effet, les personnes âgées en maison de retraite sont les plus exposées aux risques de déshydratation (notamment lors des dernières canicules) puisque leurs organismes sont plus fragiles. La nutrition est un facteur prioritaire chez ces dernières. Une mauvaise hydratation de la personne pourrait être à l’origine de plusieurs autres problèmes comme l’apparition de grosse fatigue, les risques de chute, d’insuffisance rénale ou encore de troubles neuropsychologiques, fréquents en maisons de retraite. Le personnel soignant d’une maison de retraite est donc sérieusement formé pour repérer  les symptômes de déshydratation.

Mais pas seulement au niveau de l’hydratation de leur corps, les seniors connaissent aussi souvent une autre carence en eau. En effet, il peut arriver lors de maltraitance en maison de retraite, que le personnel de la maison de retraite n’offre pas à ses résidents les moyens de faire correctement leur toilette ou leur bain. Ce qui serait alors une violation du droit d’accès à l’eau par tout être humain.

Toutefois, bien que les dirigeants mondiaux reconnaissant que l’accès à l’eau potable est un droit fondamental de l’Homme, ils ont aussi reconnu que le principe de recouvrement des coûts devait aussi lui être appliqué. En effet, la qualité de l’eau du robinet est soumise à des contrôles sanitaires fréquents afin d’en assurer sa qualité. Compte tenu du fait que l’eau qui arrive à notre robinet suit au préalable un circuit précis de distribution d’eau, son traitement est donc très lourd et surtout onéreux. Il est donc nécessaire de surveiller sa consommation en eau !

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L’économie d’eau dans la maison passive

Une maison passive est une maison qui a besoin de très peu d’énergie pour son chauffage et pour chauffer son eau chaude sanitaire. Dans ce cadre, l’économie d’eau est un point particulièrement sensible qui doit absolument être mis sous contrôle, sous peine de voir les performances de la maison s’effondrer.

En effet, économiser l’eau a plusieurs avantages, le plus évident étant bien entendu celui d’éviter de jeter inutilement de l’eau, ressource rare pour notre planète.

Pourtant, lorsque l’on construit une maison à très basse consommation, une maison passive, on se rend compte que l’économie d’eau révèle un autre avantage, souvent négligé, celui d’économiser de l’eau chauffée.

En effet, économiser l’eau chaude permet d’englober le premier avantage, celui d’éviter de jeter de l’eau inutilement, mais également le fait d’éviter de jeter des calories dans la nature : de l’eau chaude vaut donc plus cher que de l’eau normale, froide, puisqu’elle a été chauffée et qu’elle possède donc de l’énergie.

La consommation énergétique doit donc également être surveillée à travers la consommation d’eau, et équiper sa maison en économiseurs d’eau permet d’éviter ce double-gaspillage d’énergie et d’eau.

Une autre piste pour « économiser » l’énergie reste ce que l’on appelle le « retraitement des eaux grises », mais cela ne permet pas de traiter la question première de l’économie d’eau en tant que telle : le retraitement des eaux grises consiste en effet à faire passer l’eau chaude (eau de la douche, eau de cuisson des pâtes, eau de vaisselle et eau de machine à laver) à travers un échangeur thermique, qui permettra de récupérer les calories et de préchauffer l’eau chaude dont on aura besoin pour la suite.

Cette question est actuellement en cours d’étude par différents bureaux d’études thermiques.

Quoi qu’il en soit, pour réaliser une maison écologique, la question de l’économie d’eau reste entière, car comme l’indique la démarche négawatt, les énergies renouvelables ne sont que le dernier maillon d’une chaîne en trois volets : 1. Sobriété (sensibilisation éco-citoyenne et réduction des besoins inutiles), 2. Efficacité (utilisation de systèmes performants et économiques) et 3. Utilisation d’énergies renouvelables pour combler le solde.

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La gestion de l’eau francilienne pour le privé !

Les élus du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) (qui a la charge de 142 des 1 281 communes franciliennes) ont voté pour le maintien d’une gestion privée de l’eau (88 voix contre 54). Ce vote entérine la poursuite de la Délégation de Service Public (DSP), confiée depuis 1923 au groupe Veolia (alors Générale des Eaux). C’est un coup d’arrêt au projet de constitution d’une régie publique, projet porté notamment par les élus de gauche.

Signé en 1962 pour un montant de 317 millions d’euros, le dernier contrat confié à Veolia expire fin 2010. Ce contrat de gestion de l’eau (une délégation de service public) se trouve au centre de critiques d’associations de consommateurs. Celles ci dénoncent en effet régulièrement « une surfacturation » de l’eau. L’UFC-Que Choisir a d’ailleurs évalué ce surcout à 90 millions d’euros par an.Le terme du contrat, et la possibilité de rendre la gestion de l’eau de nouveau publique fait débat…

Gauche, droite, opposition… Oui, à parcourir la blogosphère, on peut lire les conceptions opposées, notamment entre André Santini (président du Sedif) et Dominique Voynet notamment… Public, privé, la question sous cette opposition concerne le coût de l’eau.

La maire de Montreuil (Dominique Voynet) a fait savoir sa déception « Je suis convaincue que la formule de la régie aurait permis de faire plus facilement baisser les coûts tout en assurant la sécurité de l’approvisionnement ».

A l’opposé André Santini est lui convaincu que la baisse des prix arrivera grâce à la concurrence Veolia / Suez… Veolia qui, d’un coté, ne veut pas perdre ce très gros contrat, et Suez, qui « a montré les dents » pour arracher ce contrat. L’appel d’offre sera lancé en 2009, on vous tiens informés.

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Eau à Paris : la distribution de l’eau gérée par la ville de Paris

La gestion de l’eau en France suscite des questions, des interrogations chez le consommateur final. Deux grands groupes privés se partagent la distribution de l’eau en France (ils desservent 3 habitants sur 4). Mais cette domination n’est pas sans causer des problèmes… Le quasi duopole en place fait réfléchir, les marges bénéficiaires excessives, au détriment du consommateur seraient le quotidien. Face à cette situation qui a terme, peut mener à de lourdes oppositions, l’exemple de la ville de Paris est intéressant à suivre.

Les élus reprennent les choses en main
Le service de l’eau est une compétence des communes. Paris, sous Jacques Chirac, avait choisi de déléguer à une entreprise privée la gestion de l’eau. (Jacques Chirac avait privatisé la distribution de leau à Paris en 1984). Aujourd’hui, la ville reprend la main, et va gérer en direct son eau. Jusqu’à maintenant, Véolia s’occupait de la distribution de l’eau sur la rive droite de la ville de Paris et Suez, sur la rive gauche.

Les contrats de délégation arrivent à échéance dans beaucoup de collectivités locales.
Les rentes générées par ces contrats avec le privée pourrait bien être cassées dans plus d’une ville,e t pas seulement à Paris. La fin des contrats est une manière de mettre de la pression dans un secteur qui manque de concurrence. Le prix de l’eau va t-il baisser pour autant ? Bertrand Delanoë promet des tarifs stables. La ville de Paris attend une économie de 30 millions d’euros/an. Cet argent économisé ne le sera pas sur la facture des habitants, mais il sera réinjecté . La ville de Paris va réinvestir cet argent dans son réseau.

Comme le précise Emmanuel Kessler, dans son article, il n’y a pas de lien clair entre le mode de gestion de l’eau (public / privé) et le prix. Le fait que la ville de Paris gère son eau ne va pas soulager ni alourdir la facture, mais à l’avenir… il faut s’attendre à une hausse.

En effet, la France doit mettre aux normes ses stations de traitement des eaux usées. Les exigences de qualité de l’eau (face aux critiques passées) ont elles aussi un coût. Protection de l’environnement et exigence de sécurité poussent à des investissements lourds. Et paradoxe ultime, les économies d’eau poussent les opérateurs à facturer plus cher chaque m3 consommé (pour combler le manque à gagner lié aux économies d’énergie).

En ce qui concerne le cas précis de la ville de Paris, la hausse des prix a déjà été annoncée : « Le consommateur paiera plus car nous savons d’ores et déjà que le Syndicat intercommunal d’assainissement du plateau (Siap) va augmenter de 6% sa redevance. Mais la Ville s’engage elle à ne pas augmenter la part eau. L’usager continuera à payer 1 €, même s’il y a une hausse de l’inflation« . Il faut lire entre les lignes : l’eau en elle même ne va pas augmenter, c’est son traitement, assainissement, acheminement qui variera…

Crédit photo : danorbit.

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